Les 10 meilleurs génériques de séries qu’on ne skippe jamais
Le bouton « Passer l’intro » est probablement l’une des inventions les plus pratiques du streaming.
Et pourtant, certaines séries le rendent totalement inutile.
Quelques notes de piano, une carte qui se déploie, un trajet en voiture ou quelques images de famille suffisent parfois à nous empêcher d’appuyer dessus, même après cinquante épisodes. Parce qu’un grand générique ne se contente pas d’afficher les noms des acteurs : il nous fait déjà entrer dans l’univers de la série.
Pour ce vendredi, on classe donc les 10 meilleurs génériques de séries.
10. The Simpsons — l’intro qui peut encore nous surprendre
Quelques secondes suffisent : Bart au tableau, Homer à la centrale, Lisa au saxophone, la famille qui fonce vers son canapé.
Mais le génie du générique de The Simpsons vient de sa capacité à ne jamais être totalement identique.
Le gag du tableau change. Le solo de Lisa varie. Et surtout, le fameux « couch gag » transforme régulièrement les dernières secondes en véritable mini-épisode.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’on veut savoir ce qu’ils vont encore faire avec ce canapé.
9. Dexter — le petit-déjeuner le plus inquiétant de la télévision
Faire cuire un œuf. Couper une orange. Passer du fil dentaire. Lacer ses chaussures.
Sur le papier, difficile d’imaginer quelque chose de plus banal.
Mais le générique de Dexter filme chaque geste quotidien comme s’il s’agissait d’un meurtre : gros plans, liquides rouges, lame qui tranche, lacets qui se resserrent…
Avant même que l’épisode commence, nous sommes déjà dans la tête de Dexter Morgan.
Et ce générique a remporté l’Emmy du meilleur Main Title Design en 2007.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’il réussit à rendre menaçant… un jus d’orange.
8. Peacemaker — personne ne devrait danser comme ça
Des super-héros. Une chorégraphie volontairement rigide. Des visages totalement impassibles. Et « Do Ya Wanna Taste It » de Wig Wam. Le résultat aurait pu être catastrophique.
C’est devenu l’un des génériques les plus immédiatement reconnaissables de ces dernières années.
Et surtout, le générique annonce parfaitement le ton de Peacemaker : complètement idiot en apparence, extrêmement sérieux dans son exécution.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’au bout de trois épisodes, vous essayez déjà de refaire la chorégraphie.
7. The White Lotus — les vacances vont très mal se passer
Chaque saison change de destination. Le générique évolue avec elle. Mais il conserve cette capacité étrange à mélanger beauté, luxe, sensualité et quelque chose de profondément inquiétant.
Ajoutez les thèmes musicaux de Cristobal Tapia de Veer et il devient pratiquement impossible de passer l’intro.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’on sait que le thème va rester dans notre tête toute la journée.
6. True Detective — les personnages sont littéralement avalés par leur environnement
Le générique de la première saison de True Detective pourrait presque être exposé dans une galerie.
Des silhouettes humaines se mélangent aux paysages industriels de Louisiane grâce à un impressionnant travail de double exposition.
Le créateur du générique, Patrick Clair, expliquait justement vouloir créer des portraits brisés à partir de paysages brisés : les personnages deviennent des fenêtres sur l’endroit qui les a façonnés.
Ce n’est donc pas simplement beau.Le générique raconte déjà Rust Cohle et Marty Hart.
Pourquoi on ne skippe pas : parce que pendant 90 secondes, True Detective devient presque une œuvre abstraite.
5. Stranger Things — parfois, un titre suffit
Pas de personnages. Pas de montage spectaculaire. Simplement quelques lettres rouges qui glissent lentement dans l’obscurité. Et les premières notes du thème de Kyle Dixon et Michael Stein.
Le générique de Stranger Things comprend parfaitement une chose : il n’a pas besoin d’en montrer davantage.
Son esthétique renvoie immédiatement aux romans et films fantastiques des années 1980.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’en quelques secondes, Hawkins existe déjà.
4. Mad Men — toute la série en 36 secondes
Une silhouette entre dans son bureau. Tout s’effondre. L’homme tombe le long d’immenses publicités montrant le monde parfait que son métier contribue à fabriquer. Puis il réapparaît, tranquillement assis, cigarette à la main.
Le générique de Mad Men pourrait presque résumer Don Draper avant même que celui-ci prononce une phrase.
Identité. Publicité. Chute. Contrôle. Illusion.
Le travail de Mark Gardner, Steve Fuller et Cara McKenney a remporté l’Emmy du Main Title Design en 2008.
Pourquoi on ne skippe pas : parce qu’il devient encore plus pertinent à mesure qu’on comprend Don Draper.
3. Succession — une famille entière racontée sans dialogue
Les enfants Roy dans une immense maison. Des images qui ressemblent à de vieux films familiaux. Logan au loin. Logan de dos. Logan qui quitte le cadre. Puis Manhattan, les bureaux et l’empire qu’ils espèrent tous récupérer.
Le générique de Succession nous raconte presque toute la psychologie de la famille Roy avant même le début de l’épisode : ils ont grandi avec tout, sauf l’attention de leur père.
Et les images ont évolué au fil des saisons plutôt que de rester totalement figées.
Ajoutez le thème de Nicholas Britell… et le bouton « passer l’intro » n’a plus aucune utilité.
Pourquoi on ne skippe pas : pour le piano. Évidemment.
2. The Sopranos — 90 secondes pour rentrer chez Tony
Tunnel. Autoroute. New Jersey. Stations-service. Ponts. Maisons. Puis Tony Soprano arrive chez lui.
Le générique de The Sopranos ne cherche pas à créer un grand spectacle. Il fait quelque chose de plus important : il nous fait rentrer à la maison avec Tony.
Épisode après épisode, ce trajet devient un rituel. On quitte symboliquement le reste du monde pour entrer dans celui des Soprano. Et lorsque « Woke Up This Morning » d’Alabama 3 commence… la série a déjà commencé.
Pourquoi on ne skippe pas : parce que le trajet fait partie de l’expérience.
1. Game of Thrones — le générique qui faisait aussi office de carte
Difficile de mettre autre chose en première position.
Le générique de Game of Thrones accomplissait quelque chose de particulièrement intelligent : il changeait selon l’épisode.
Westeros et Essos se construisaient sous nos yeux comme une gigantesque mécanique.
Mais surtout, les lieux présentés correspondaient aux endroits importants de l’épisode que nous allions regarder.
Le générique nous aidait donc littéralement à comprendre où l’histoire allait nous emmener.
Cette séquence créée notamment par Angus Wall, Robert Feng, Kirk Shintani et Hameed Shaukat a remporté l’Emmy du Main Title Design dès 2011, puis une nouvelle version a également été récompensée en 2019.
Son influence a dépassé la série : le succès du travail d’Elastic sur Game of Thrones a participé à cette nouvelle génération de génériques premium conçus comme de véritables morceaux de narration.
Et évidemment… il reste la musique de Ramin Djawadi.
Impossible d’entendre les premières notes sans avoir immédiatement envie de retourner à Westeros.
Pourquoi on ne skippe pas : parce que le générique fait déjà partie de l’épisode.
Et forcément, c’est un classement qui appelle au débat.
Parce qu’on aurait aussi pu mettre Twin Peaks, The X-Files, Friends, The Leftovers, BoJack Horseman, Westworld, The Wire…
Mais si un générique réussit à nous faire ignorer volontairement le bouton « Passer l’intro » après plusieurs saisons, c’est probablement qu’il a déjà gagné.
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